Poème.

Avant toute chose, je tenais à signaler que ceci fera l’objet de mon premier essai en poésie (Cela peut s’expliquer par le fait que je ne lis quasiment jamais de poésie). Je parlais avec une certaine amie à propos de vers, de rimes, de poèmes, et voilà que j’ai eu une affreuse envie de me risquer dans ce terrain qui m’est encore inconnu. Beaucoup pensent que ce poème cerne le thème de l’amour, cependant je dois avouer qu’il est intentionnellement voilé de la sorte, car ce que je dénonce véritablement ici n’est autre que le regard des autres et les jugements que l’on porte à certaines personnes, de sorte que cela mène naturellement au désespoir de celles-ci, voire même au changement de leurs comportement bon gré mal gré… Ceci dit je ne vous gâcherai pas l’ambiance, je vous souhaite une agréable lecture! 🙂

Il est des choses que le coeur
Ne peut exprimer sans vergogne
Noyé dans un flot de douleur
Ici-bas dans ce monde d’ivrognes

Cette ivresse que je plains
Cette hideuse souillure de l’âme
C’est cette hardiesse qu’use le dédain
Pour juger à tort son quidam

Lire ce qui est dans ce qui n’est pas
Regretter ce qui n’est plus dans ce qui est
Cî-git mon mal, ma tristesse et mon trépas
Crime d’une société avide de préjugés

Quelle est cette absurde langueur
Qui me fait vibrer d’amertume et de rage
Lorsque de ton nom l’on salit mon honneur
Ô toi en qui j’ai puisé tout le charme de mon apanage

Se peut-il que l’on aime sans haîr?
J’aimais promener mes doigts sur ton corps
et entendre le souffle de ta voix m’engourdir
Les battements de mon coeur en essor

Voir ton âme défiler sous la mienne
La voir Embaumer mon coeur de mille senteurs
La voir Embraser mon amour d’une ardeur perenne
Mais hélas! ne la voir point rouler vers mon malheur

Je t’aimais et ne te haissais guère
Je volais vers toi dans un élan de folie
Car notre amour était pour le moins sincère
Ravivant nos sens en cette terrible alchimie

Je t’aimais mais ne le pouvais plus
Car le regard des autres qui nous pèse
Est notre bourreau désormais invoulu
Il nous fige, nous broie de sa haine en braise

Je ne t’aime plus mais pardonne mon orgueil
Je suis trop lâche, trop faible pour t’aimer
Du regard des autres je porte encore mon deuil
Au nom de l’amour je ne pouvais tout abandonner

Je ne te hais point aujourd’hui, crois moi
Mais j’abhorre ce monde où l’amour ne peut renaître
Des cendres que le désespoir a laissé en émoi
Le regard des autres a un tel pouvoir que l’amour ne tolère

Il brise les affinités et détruit le bonheur
Il arme de sa froideur son manque de passion
Car ce regard se plaint de ne pas être acteur
Dans un jeu d’ivresse et d’adoration.

3 réflexions sur “Poème.

  1. Imane dit :

    J’aime beaucoup 🙂 Et puis c’est d’une telle léger té et profondeur en même temps .
    J’aime tes mots , Samia . Continues.

  2. yassine dit :

    Bravo… Je te félicite pour cette affreuse envie qui t’a poussée à écrire ce petit poème… et je tiens à t’encourager afin de produire d’autres poèmes qui seront à la hauteur (j’en suis sûr) Bon courage

  3. Yassir dit :

    Désolé de faire renaître cet ancien écrit (au moins une chose qui peut renaître en ce monde ^^ ) mais je le trouve très lourd de sens, la poésie y est un peu titubante, certes, mais je trouve, moi qui ne lis quasiment que la poésie, que c’est un premier jet plein d’entrain et d’ambition de la part de quelqu’une qui ne lit quasiment jamais de poésie.
    Mes encouragements.

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