Hygiène de l’assassin d’Amélie Nothomb a assassiné toute l’appétit que je nourrissais pour la lecture.

Il faut dire que je suis très déçue de la part de Nothomb cette fois. Je ne me rappelle plus si c’était l’effet de mes 14 ans (ou l’effet de la découverte éventuellement) mais à l’époque, j’aimais beaucoup la lire.
C’est dans l’espoir de me remettre à lire notre chère Amélie que j’ai dû faire une petite recherche pour sonder  l’un de ses meilleurs romans selon le choix des lecteurs internautes. Il s’est avéré qu’en dehors des autres romans que j’ai lus, Hygiène de l’Assassin était de loin son meilleur. Je me suis dit que du moment que c’était son premier roman, ce devait sûrement être quelque production laborieusement concoctée 🙂

Au début, c’est parfait. On sent que l’intrigue est quand même bien recherchée. Un vieil écrivain, gras, laid et impotent, nommé Prétextat Tach, est lauréat du Prix Nobel mais n’a que deux mois pour vivre (il est atteint du syndrome d’Elzenvaris…. euh, *une petite recherche s’impose*… je disais, du syndrome d’Elzenveiverplatz). Profitant de l’occasion, nombreux journalistes s’affairent à l’interviewer. L’écrivain misanthrope est indigné par leur manque de tact. L’un d’entre eux ne fait que répéter les clichés qui tournent autour de lui, l’autre questionne le bougre au sujet de son alimentation, les autres… eh bien, tous s’évertuent à je ne sais quel genre de complaisance vis-à-vis du bourreau dans l’espoir d’élucider le mystère autour sa vie privée. Résultat : Tous sont éconduits. C’est alors qu’apparaît notre journaliste Nina (de sexe féminin pour une raison féministe j’en suis certaine) pour se démarquer des autres et finit par faire perdre les boules au cynisme Tachien.  On est alors engagés dans une affaire de crime imprévisible dont la journaliste essaye de comprendre le sens et la raison en ressassant les vieux souvenirs de Tach.

Bon, pour ce qui se passe après, je vous laisse le soin de le découvrir, mais si vous voulez vraiment mon avis, le roman ne mérite même pas d’être lu (Enfin si, pour des raisons de pédantisme littéraire, soit :)) J’ai eu l’impression de perdre mon temps en le lisant. Il est vrai que des passages ont pu m’extorquer un petit sourire par-ci par-là, mais c’était généralement dû à l’humour Nothombien. Bon, il est vrai que l’auteure ne manque pas de style, mais elle pourrait quand même éviter de me laisser sur ma faim pendant deux heures avant de déboucher sur une fin aussi banale.

J’ai l’impression que je tourne en rond mais pour couper court à cela, j’irai droit au but. En somme, le roman est fait de dialogues de bout en bout.. quelques uns en louerait le mérite mais je trouve qu’il n’y a pas plus facile que ça à faire pour que, par la suite, on appelle ça littérature (Je dis ça, je dis rien). Ensuite, on a souvent l’impression qu’Amélie essaie de nous étaler son savoir linguistique en lançant un mot difficile  chaque deux paragraphes (Quand est-ce que certains écrivains se rendront compte qu’on peut écrire un chef-d’oeuvre sans trop SE CASSER LA TETE?? Prenez Haruki Murakami par exemple), sinon son savoir tout court. Beaucoup de jugements blasés sont faits au sujet de grands écrivains comme Hugo ou J-P. Sartre, mais sérieusement, on ne sent pas qu’il y a une véritable réflexion là-dedans. J’ai beaucoup plus l’impression qu’elle n’écrivait que pour écrire, d’autant plus que quelques détails figurant dans le récit n’ont aucune utilité dans l’intrigue. Il se peut qu’elle n’ait eu que la fausse illusion qu’elle puisse monter un excellent roman à partir de son idée de départ, mais c’est vraiment dommage qu’elle ne puisse pas l’exploiter.

C’est vrai qu’on a quelque fois l’impression qu’il y a un tantinet d’intelligence dans telle ou telle réplique, mais le tout reste très faible dans son ensemble. J’aurai peut-être été plus indulgente si la fin m’avait satisfaite. Mais bon…
Bref, ne perdez pas votre temps à lire ce bouquin, si ce n’est que vous êtes au bord d’un métro (non y’a pas ça au Maroc)… ou si vous attendez à la station de bus. Déchet recyclable.

Ceci est mon propre avis et j’espère que vous ne chercherez pas à me tuer si vous êtes un ou une adepte d’Amélie Nothomb, je n’exclus pas que j’éprouve une certaine sympathie pour quelques uns de ses livres. Clin d’oeil à Majdouline 😉

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